THXREMIX : UNE HYPOTHESE POETIQUE
Avec le numérique comme outil d'investigation, nous avons voulu donner un autre « angle de vue » quant au film de Georges Lucas.
C'est d'abord par la répertoire des thèmes forts, le marquage d'analogies visuelles et l'écriture d'une partition image et son que nous avons commencé à « bêcher » le film.
C'est en creusant « à coup d'ordinateurs » le granit de la surface narrative, que nous avons commencé notre travail de fouille et de reconstruction.
Nous avons émis une hypothèse poétique : il y a d'autres images derrière celles d'un film de cinéma.
Il y a un univers qui reste invisible, derrière la narration, la lumière, les acteurs. Un monde que nous ne voyons jamais, même si nous allons voir plusieurs fois le même film.
C'est avec un microscope à balayage électronique, que nous avons pu observer et extraire, à partir de fragments de la copie originale 35mm, des images de l'infiniment petit.
THXREMIX, propose un voyage au cœur, au centre du film. Explorant et déstructurant le contenu pour l'analyser, le reconstruire numériquement, différemment et pour finalement entamer une descente au creux de la géologie de la pellicule... En effet comme des mineurs de fond nous avons traversé toutes les couches, les strates du celluloïd, pour aller extraire au bout de cet abîme, des images brutes comme le charbon, des pépites que nous avons mis à jour, que nous avons ciselées, et assemblées.
Aujourd'hui avec THXREMIX nous vous rendons, en live, l'histoire de cette recherche, et la visibilité retrouvé d'un film que vous n'avez encore jamais vu.
Nous voudrions remercier le laboratoire de recherche scientifique de Marseille, pour nous avoir mis à disposition un microscope à balayage électronique. Encore merci à Jean Paul, Aicha et Yvan, et à toutes les personnes qui ont aidé ce projet.
Denis Cartet travaille à Marseille depuis 1992.
Auteur réalisateur de cinq courts métrages en 16 mm et 35 mm, Denis Cartet fonde Digital Borax, studio de recherche et de création multimédia, en 2001. Il oriente alors son travail vers les technologies de traitement de l’image en temps réel dans un aller-retour constant entre pellicule et numérique.
Abordant le veejing comme une pratique artistique à part entière, il pose ses créations visuelles sur les mix des plus grands Dj d’Europe et continue par ailleurs un travail de cinéaste rigoureux et exigeant.
Olivier Blaecke (aka Starsk) originaire de Marseille, commence ses performances veejing sur Amiga, ordinateurs 8 bits, dès 1993 dans les raves sauvages et technivals au sein du sound system OQP, groupe phare du mouvement techno alternatif en Europe.
Vidéaste, Motion Designer, Vj, entre Berlin, Marseille et Paris, il travaille aujourd'hui sur des projets variés, de l'institutionnel au documentaire, de la performance vidéo à la réalisation de courts métrages et de clips, collaborant avec différents artistes, musiciens et agences.
Fred Berthet mixe depuis le début des années 90 et s’installe à Marseille en 1997 où il rencontre Pierre, Yann et Marc avec lesquels il fonde le collectif Biomix.
Dj chevronné et éclectique, il rencontre DJ Oil et Arnaud Taillefer dans l’environnement du studio qu’il dirige à l’A.M.I. (Aide aux Musiques Innovatrices à la Friche de la Belle de Mai - Marseille). Ils formeront ensemble les Troublemakers.
Auteur compositeur éclectique, il se concentre dès lors sur Copyshop avec Arnaud Pilard (aka Geisha) et multiplie les apparitions sur scène ou en club. Depuis 2005, leur live s'enrichit de nouvelles collaborations avec le chanteur Naommon.
Une création originale qui a beneficié de l'aide à la recherche de la Région PACA et de l'aide à la création de la ville de Marseille. Digital Borax est soutenu par le Conseil General des Bouches du Rhône.